Comment devenir dentiste ou chirurgien-dentiste ?

Publié le 27 mars 2012 par Thomas.

Dentiste Comme beaucoup de métiers du secteur médical, choisir de devenir dentiste commence par une véritable vocation : celle de soigner et d’être utile aux autres, alliée à une forte technicité et un goût prononcé pour les sciences. Spécialiste des pathologies des dents, des gencives et de la mâchoire, il établit des diagnostics, et effectue les soins adéquats. Il a également un rôle de prévention auprès du patient. Le chirurgien-dentiste est amené à réaliser des opérations chirurgicales parfois délicates, au sein d’un cabinet ou en milieu hospitalier.

Conditions d’exercice

Environ 9 praticiens sur 10 exercent leur activité en statut libéral au sein d’un cabinet médical, le reste de l’activité se partageant au sein d’établissements médicaux privés ou publics (centres de soins, hôpitaux ou cliniques) en statut salarié. Afin de pouvoir exercer, les chirurgiens-dentistes doivent être inscrits à l’ordre national des chirurgiens-dentistes.

Formations

La profession est accessible à partir de bac +6, avec l’obtention du Diplôme d’Etat de docteur en chirurgie dentaire. Les conditions d’accès pour devenir dentiste sont les suivantes :

  • Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat, de préférence scientifique.
  • Après une première année d’études en médecine généraliste à l’université (PCEM 1), un concours est organisé pour être admis en 2ème année, avant d’enchaîner sur les 5 années d’études spécialisées restantes.

Il est possible de poursuivre avec un internat (bac +8). Une spécialisation (Certificat d’Etudes Cliniques Spéciales -CECSMO) en orthodontie est possible pour devenir orthodontiste, soient 4 années de formation complémentaire.

Plus d’informations sur les études pour devenir dentiste sur le site de l’ordre des chirurgiens-dentistes.

Débouchés

Le nombre de praticiens en exercice est estimé à 40 000 environ, et on prévoit à l’heure actuelle que les besoins à venir seront réels, mais inégaux, selon les régions de France. La profession est en effet surreprésentée dans certaines régions (région parisienne, PACA…), mais en milieu rural et dans le Nord, en pénurie de praticiens, il est possible de faire sa place.

Evolution de carrière :

Une spécialisation est possible par une formation en orthodontie ou parodontie. Une évolution vers des postes d’enseignants-chercheurs en milieu hospitalier ou dans la recherche industrielle (industrie pharmaceutique) est également possible.

Qualités nécessaires

Une grande dextérité est nécessaire dans l’application des gestes médicaux, souvent minutieux (pose de couronnes, prothèses) mais au-delà de l’aspect technique, il faut savoir faire preuve de psychologie afin de rassurer des patients aux profils très variés, qui appréhendent bien souvent ces soins qui peuvent être douloureux. La peur de la roulette est toujours bien présente dans l’inconscient collectif ! Il faut également savoir faire preuve d’une concentration à toute épreuve, malgré la position parfois inconfortable (station debout prolongée, bras tendus…) et la durée des soins, qui peut être longue. Il faut également savoir s’adapter, car le métier de dentiste a grandement évolué au fil des années (évolution des techniques, des appareils de soins), et continuera d’évoluer. Il est donc nécessaire de se former régulièrement. Le dentiste exerçant en libéral est également amené à s’occuper de la partie administrative de son cabinet, et doit posséder des compétences de gestionnaire.

Les + et les – de la fonction

Les +
Comme la plupart des métiers à vocation médicale, la satisfaction d’être utile à autrui. Pour les praticiens libéraux, la satisfaction d’être son propre patron. Dans certaines régions, et en milieu rural, la pénurie de praticiens assure une forte demande pour l’avenir. Les -
Les horaires de consultations peuvent être tardifs et décalés (astreintes, gardes…). Il faut savoir gérer le stress et l’appréhension des patients (notamment des enfants !). Les études sont ardues et longues, elles mettront votre vocation à l’épreuve.

Le salaire

La rémunération d’un chirurgien-dentiste est difficile à établir avec précision, l’activité s’exerçant essentiellement en indépendant. Mais pour un libéral, elle est estimée aux alentours de 6000 euros nets par mois, et entre 2800 et 3500 euros bruts pour un salarié.

Pour aller plus loin :
- Le référentiel métier et compétences du chirurgien-dentiste
- Le courrier du dentiste
Crédits photo : Augusto Serna

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