Le métier d’inspecteur des impôts

Publié le 15 mai 2012 par Thomas.

Impots L’inspecteur des impôts est un cadre de la fonction publique d’Etat, de catégorie A. Il est rattaché au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Représentant de l’administration fiscale, au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFP), il est expert en matière de fiscalité et exerce sa mission selon sa spécialité. Souvent associé, dans l’esprit des administrés, au contrôle fiscal, l’inspecteur exerce bien d’autres missions que cette seule tâche. Ce dernier peut ainsi se spécialiser :

  • Pôle immobilier : missions se rapportant au marché immobilier, à la gestion et à la transmission des patrimoines (ISF).
  • Service de gestion de la fiscalité des particuliers : mission de gestion et du contrôle de l’impôt sur le revenu et des taxes locales des particuliers.
  • Brigade de vérification : mission de contrôle externe, sous l’autorité d’une chef de brigade.
  • Inspection de contrôle et d’expertise (ICE) : mission de contrôle des dossiers des entreprises, de programmation des vérifications de comptabilité, d’investigations sur place et de suivi contentieux des affaires complexes.
  • Service des Impôts des Entreprises (SIE) : mission de gestion fiscale et recouvrement d’impôt des PME/PMI, professions libérales, agriculteurs, artisans, etc.
  • Service du Cadastre : mission technique, juridique et administrative concernant l’actualisation des plans liés à la propriété foncière.

Il s’agit donc d’une profession aux multiples facettes, mais donc l’accès est conditionné par la réussite d’un concours très sélectif.

Formations

L’accès à la profession d’inspecteur des impôts se fait par concours. Il s’agit d’un concours de catégorie A, organisé par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et ouverts aux titulaires d’un diplôme de niveau II (bac +3 minimum) sous certaines conditions. Ce concours a lieu annuellement, en externe ou en interne, nationalement, et régionalement. Il se compose :

  • D’une épreuve d’admissibilité : note de synthèse sur des questions économiques et financières, et dissertation sur 8 matières au choix (gestion, mathématiques, droit civil, etc.).
  • D’une épreuve d’admission : entretien avec un jury, exposé oral sur un sujet tiré au hasard, ainsi qu’une traduction d’un document en langue étrangère.

Ce concours, à l’instar des concours de fonction publique a des taux de réussites assez bas, du fait du peu de places offertes, et du nombre de candidats s’y présentant. Ces derniers sont très souvent titulaires d’un diplôme supérieur de type master, en économie, droit, mathématique.

Après réussite au concours, les candidats deviennent stagiaires et suivent pendant 18 mois une formation complète sur le métier d’inspecteur des impôts. Cette formation a lieu dans l’une des deux écoles nationales des finances publiques situées à Clermont Ferrand et à Noisy-le-Grand, à compter du premier septembre de l’année d’obtention du concours, et ce pendant les 12 premiers mois. Les six derniers mois sont consacrés à un stage pratique.

Evolution de carrière

L’évolution de carrière consiste à l’accession aux grades supérieurs de la fonction publique (inspecteur divisionnaire, inspecteur principal), avec donc à la clef des fonctions d’encadrement supérieur et des missions de plus en plus complexes et importantes. Tout au long de sa carrière, l’inspecteur des impôts peut passer d’une spécialité à une autre. Plus rarement, un inspecteur des impôts peut quitter le secteur public et devenir fiscaliste.

Qualités nécessaires

Les inspecteurs des impôts doivent avoir un goût prononcé pour le droit, la gestion et les chiffres. Rigueur et minutie sont, bien entendu, au cœur de ce métier. Le sens des relations humaines et de la pédagogie sont aussi une valeur nécessaire à l’exercice de la profession, d’une part compte tenu des missions d’encadrement qui échoient à l’inspecteur, et d’autre part dans ses rapports directs avec les administrés (professionnels ou particuliers) qui peuvent avoir lieu dans un contexte tendu voir conflictuel (recouvrement, contrôle, etc.).

Les + et les – de la fonction

Les +
Les missions de l’inspecteur des impôts sont variées, et il est possible de passer d’une spécialité à une autre au cours de sa carrière. Les perspectives d’évolution sont très intéressantes et la rémunération est attractive.

Les -
Le taux d’admissions aux concours est faible, et le niveau de diplôme est de plus en plus élevé chez les candidats.

Le salaire

La rémunération annuelle pour un inspecteur des impôts au sortir de la formation est de 27 000 euros bruts annuels en Ile-de-France, un peu moins en province. La rémunération évolue ensuite en fonction de l’ancienneté et des grades selon une grille salariale précise (salaire mensuel de plus de 3 000 euros bruts mensuels pour un inspecteur expérimenté).

Pour aller plus loin :

Retrouvez toutes les offres d’emploi : fiscaliste
Crédits photo

  1. Thomas35

    Le métier d’inspecteur des impôts est en effet un métier difficile d’accès comme vous l’avez très bien souligné dans votre article.

    Le concours est de plus en plus tenté par des élèves sur diplômés (souvent issus d’Instituts d’Etudes Politiques). Pour réussir le concours il est essentiel, en plus de bien connaître le droit et la comptabilité, de s’intéresser aux sujets l’actualité qui permettront de nourrir la reflexion pour les dissertations et analyses économiques ainsi que pour l’oral.

    A toutes ces difficultés s’ajoutent les récentes diminutions d’emplois au ministère du budget qui réduises encore un peu plus le nombre de places offertes au concours chaque année.

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